Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite

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Jambe Droite (en grimaçant) : Ouille !
Jambe Gauche : Qu’est-ce t’as Jidé ?
JD : J’ai mal au quadri…
JG : Moi aussi. Je n’en fais pas toute une histoire.
JD : Puisque t’es si fort, propose-moi un remède !
JG : Passe une annonce sur le site piquart point effe-ère.
JD (ironique) : Oui, c’est ça « Jambe plus vieille de 100 kilomètres cherche baume décontractant. »
JG : Tu exagères on n’a fait que 50 bornes chacune. Reconnais simplement que tu as un coup de pompe !
Nike A. Left (avec un fort accent américain) : Vous demander moi ?
JG : Non, le mot pompe a plusieurs …
NAL (l’interrompant) : Moi aussi j’ai message « Chaussure plus vieille 14 heures 42 besoin coup de pompe ».
JG (tentant d’être pédagogue) : Pour une chaussure comme toi, construite sur des alvéoles d’air, le coup de pompe n’a pas le même sens. Là, il servirait à te regonfler.
Nike A. Right (se mêlant à la conversation avec le même fort accent américain) : Alors que pour jambe le coup de pompe est pour dégonfler ?
Pied Droit (intervenant) : Non. Jidé n’a pas besoin d’être dégonflé. Alors que moi, après plus de 14 heures enfermé dans une pompe noire, oui !
Pied Gauche (surenchérissant) : Les Nike Brothers des pompes noires ? Des pompes funèbres ! Que dis-je, des pompes à chaleur : j’en ai encore des ampoules !
NAL & NAR (interloqués) : ???
Lampe frontale (apparaissant en surplomb) : Qui parle d’ampoule ?
PG : Ne nous pompe pas l’air l’Ampoule. Nous, nous faisons tout le boulot à porter le grand cinglé qui voulait devenir cent-bornard, alors que toi tu te laisses porter au sommet de son crâne !
LP (bouffie d’orgueil) : Mais grâce à moi le retour nocturne à Millau s’est fait en grandes pompes.
NAL & NAR (en cœur) : Quelles pompes ? Vous encore parler de notre exploit de course à pieds ?
PG & PD (en cœur) : Ah non ! La course à pieds, par définition, c’est nous.
NAL : Nikê être déesse grecque de la victoire. Donc victoire du 100 miles c’est nous.
JG : Hé les Nike Air n’exagérez rien, ce n’était que 100 kilomètres !
LP : 100 kilomètres ou 100 miles vous êtes tous à côté de vos pompes ! Vous courrez comme des pieds : vous avez été incapables de nous ramener avant la nuit. Sans moi, pieds et pompes finissiez votre course au fond du Tarn !
PG (prenant la diatribe au pied de la lettre) : T’es gonflée l’Ampoule de nous mettre tous dans le même sac de sport ! D’autant qu’une paire de pompes tu la remplaces au pied levé, alors qu’une paire de pieds…
JG (revenant sur sa lumineuse idée) : Jidé, à la limite tu remplaces le baume par une ampoule buvable et c’est l’pied !
PG : Ça marche aussi pour mon problème au cou ?
NAR : Tu t’es cassé le cou ?
NAL (simultanément) : C’est où le cou d’un pied ?
JD : Lâchez-nous la jambe les Nike. Vous nous cassez les pieds !
NAL & NAR (agressifs) : Et toi prends ta jambe à ton cou au moins 100 nouveaux kilomètres si tu veux pas partir le pied devant.
PG (hilare) : C’est où le cou d’une jambe ?
JG (en rajoutant) : Ne traitons pas cette question par-dessus la jambe.
NAL : Vous dépassez les bornes.
PG : Les 100 bornes ?
JG : Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite !
PG : Chut ! Si le grand zinzin nous entend, il est capable de nous embarquer dans une course encore plus longue.
Tous : Ouille !

Cent bornes de Millau 2009

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Samedi 26 septembre 2009 à Millau (enfin, très exactement dimanche 27 septembre à 0h42), obtention de mon deuxième diplôme du trimestre : après le Bac+5, le 100 bornes.

14 heures 42 pour parcourir les 100 kilomètres (très valonnés) de cette mythique course à pied.

  • 1209ième après le marathon,
  • 992ième à Saint Affrique au kilomètre 72,
  • 915ième à l’arrivée (sur un peu plus de 1680 inscrits pour 1330 à l’arrivée).