Circadien

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Circadien, ienne adj.
1957 ; du lat. circa diem « presque un jour ».
Biol. Dont la période est voisine de 24 heures
.
d’après le petit Robert.

Circadien c’est le titre que s’octroient les coureurs ayant couru pendant 24 heures.
Évidement, le mot nycthémère (espace de temps comprenant un jour et une nuit et correspondant à un cycle biologique) conviendrait mieux que circadien qui d’une part est un adjectif et d’autre part n’est même pas tout à fait 24 heures. Mais vous imaginez le dialogue :

- Alors, tu cours ?
- Oui. J’cours
- T’es marathonien, cent-bornard ?
- Non. Nycthémère !

Il y a quand même motif à fâcherie, non ?

Trêve de circonvolutions. Voilà c’est fait. Depuis le dernier jour du printemps 2010, je suis circadien. Justement, des circonvolutions, du samedi 19 juin 10 heures au dimanche 20 juin, 10 heures, j’en ai effectuées. 155. 155 kilomètres en rond autour du stade de Léognan. 155 kilomètres parcourus en 24 heures. Circadien en quelque sorte avec une marque à 155,062…

Au fait ! La question « Pourquoi courrez-vous ce genre de courses ? » nous est souvent posée. Pour les 24 heures de Léognan la réponse est aisée. Chacun des coureurs du 24 heures se devait d’avoir un sponsor et chaque kilomètre parcouru a rapporté des subsides aux associations Et ma vie et Ouvrir la voix !

Il est vrai, j’ai également couru pour le diplôme de circadien. L’ayant obtenu, j’en profite pour lancer quelques remerciements. Je remercie

  • mon sponsor, Didier d’Espace Biochauffage, qui outre les quelques tours qu’il a parcourus avec moi et l’attention fraternelle qu’il m’a portée, a résorbé la froidure de la nuit dans ses braseros magiques,
  • les kinésithérapeutes et les podologues qui se sont relayés pour assurer notre confort tout au long de la course,
  • Agnès, au four et au moulin, à l’accueil et aux stands et même sur la piste, de nuit, pour quelques foulées avec nous,
  • Fabienne qui m’a envoyé le bon plan d’entraînement et invité aux entraînements des anonymes (c’est décidé, j’adhère),
  • et tous les autres bénévoles des Anonymes du campus qui ont fait de cet événement une réussite tant au niveau de l’organisation que de l’ambiance dispensée,
  • Barbara dont le réglementaire et quasi horaire mais chaleureux « Ça va Pierre Paul ou Jacques ? » nous permettait de nous poser les bonnes questions sur notre « état de marche » (ou plutôt de course),
  • les autres coureurs élites pour leurs encouragements (connaissez-vous d’autres sports où, vous faisant doubler par le leader de la course [à peu près 50 fois dans mon cas !], vous êtes gratifié d’un « Vas-y Patrick » ou d’un « Merci Patrick » lorsque vous lui laissez la trace ?),
  • les entraîneurs de clubs (inscrit en individuel je ne suis pourtant membre d’aucun) qui ne manquaient jamais de prodiguer leurs conseils (« Souffle », « Relâche-toi ») ou encouragements (qu’il soit particulièrement remercié celui du terrain de foot annexe [je ne connais ni son nom ni son club] qui, toute la nuit, à chacun de mes passages m’a lancé un bienveillant et oh combien réconfortant « Allez Patrick »),
  • les coureurs open qui m’ont accompagné durant quelques foulées, Virginie, Juliette, Emma, Hugo, Jean-Marc, Alain, Fabrice, Xavier et ceux qui sont venus m’encourager, Véronique, Pascal, Bruno, Frédéric,
  • Virginie, Juliette et Emma d’avoir supporté, et mon égotisme monomaniaque de futur circadien, et le plat de pâtes quotidien de ce long plan d’entraînement ! Virginie, Juliette et Emma, s’il est vrai que ce n’est pas pour vous que je cours, c’est grâce à vous que je peux courir…

Photo du petit matin lorsque l’esprit n’est plus un esprit, mais une colonne d’air à inspirer puis expirer puis inspirer puis expirer, un cœur qui bat dont il faut maîtriser le rythme, des jambes à lancer alternativement vers l’avant pour avancer. Ce petit matin où il faut tenter de dompter l’émotion qui gagne parce que la fin de l’épreuve approche, parce que, au bout du compte, au-delà de la distance parcourue, au-delà du chronomètre, au-delà du classement, au-delà de la fatigue et des bobos, une course à pied, ce n’est que du plaisir.

À Léognan le 24 heures, ce n’est que du bonheur.

Le plan 24 heures

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Ci-dessous, le plan d’entraînement de Bruno Heubi (que vous trouverez ici complété d’intéressantes informations) utilisé pour mes neuf dernières semaines d’entraînement du 24 heures de Léognan. Le plan est parfaitement étudié, bien construit, alternant semaine « lourdes » et semaines de « récupération ». En bref il prépare idéalement à un 24 heures.

Seul petit bémol : la « prédiction » de Bruno Heubi. Mon temps de référence aux 100 kilomètres (Millau 2009 en 14 heures 42) n’est pas dans le tableau de performances. En prenant le temps du tableau le plus proche (13 heures 25) et le pourcentage à appliquer aux débutants sur un 24 heures, la distance prédite était comprise entre 125 et 134 kilomètres. 155 kilomètres au coup de pistolet c’est quand même un semi-marathon de mieux !
Plan 24 heures

24 heures de Léognan annonce

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Pour « Et ma vie » et pour « Ouvrir la voix », organisé par « Les Anonymes du Campus », prochain objectif : les 24 heures de Léognan.

Le 19 juin à partir de 10 heures et jusqu’au 20 juin 10 heures. Dossard 17.

Mon sponsor : espace biochauffage à Gradignan.

Nous vous attendons pour aider les associations ou pour courir quelques kilomètres avec nous.