Archives pour la catégorie Course
Behobia San Sebastian 2010
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Pour sa quatrième participation, l’objectif de mon équipier était de gagner ces 4 minutes de trop qui l’avaient toujours laissé au-delà des 2 heures sur ce mythique 20 kilomètres. La stratégie était donc toute simple : tenir les 5’50″ au kilomètre, avaler le col du 6e sans se poser de question, serrer les dents dans la montée du 16e l’œil rivé sur le dernier feu de circulation tout là-haut, en perdant le moins de temps possible et basculer vers la mer en se laissant porter par la foule… et la descente !

La météo n’était pas de la partie, pluie tout au long du parcours, mais le public chaleureux comme à son habitude ne pouvait que nous aider à passer sous cette fatidique barrière des deux heures. Mesurer l’aide du public est évident : il fallait au moins une douzaine de « venga » et de « ánimo » au kilomètre pour gagner ces 240 secondes. À l’arrivée 1 heure 56 min 56 s à mon chrono (1h56’58″ à celui de l’organisation) : il y en avait largement plus qu’il n’en fallait !!!
La preuve par le chrono : excepté le col au 6/7e et la côte du 16e, excepté les quelques pas faits en marchant pour boire le verre d’eau tendu aux ravitaillements, tous les temps sont en dessous de la ligne des 6 minutes au kilomètre. Belle régularité et au bout l’objectif atteint.
Tee-shirt Béhobie 2006
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Si la course est toujours aussi belle et populaire, si l’organisation est encore plus efficace (avec ces départs par couleur de dossard), si le public répond présent pour encourager les coureurs tout au long du parcours, en revanche, cette année, le tee-shirt est beaucoup moins beau. Et en plus, il n’y a plus cette très belle sentence qui nous accompagne lors de nos entraînements : Sufres mas cuando corres o cuando no sales a correr ?

Behobia San Sebastián 2009
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De la frontière espagnole à San Sebastián, 20 kilomètres de rêve, en courant…
Comme à chaque départ de course, le frisson court sur la multitude des coureurs agglutinés. Mais ce ne sont pas les ventas sans charme de Behobia qui le procure mais la certitude de participer à une course mythique.
Le peloton se lance et vous avec, happé par les contreforts des Pyrénées.
Un joli col au 7ième, Gaintxurizketa, une fabuleuse descente, un vrai toboggan ou quelque soit votre niveau vous aurez l’impression de voler : il suffit de se laisser aller.
Le port industriel de Pasajes au 14ième, très laid mais vous ne le verrez pas, caché qu’il est par la foule massée sur le bord de route et qui hurle ses encouragements aux coureurs et qui brandit des panonceaux ornés de photos et qui claque dans ses mains et dans vos mains pour vous redonner du courage et qui vous porte comme nul part ailleurs. En espagnol cela se dit « sentimiento » et sur une course à pied vous ne le vivrez que là, sur ce petit bout de route du Pays Basque.
Un raidillon casse-pattes au 17ième avec le feu tricolore qui vous nargue planté tout au sommet, mais toujours les innombrables spectateurs enthousiastes et passionnés qui vous font oublier vos muscles qui tirent dans les mollets et devant les cuisses (vous n’auriez peut-être pas dû battre votre record du monde de vitesse dans la descente !).
Puis l’arrivée au centre ville de San Sebastian. N’essayez pas de sprinter, Alameda del Boulevard est noire de monde : pour profiter du spectacle extraordinaire offert tout au long du parcours, vous vous êtes calé sur un petit 6 minutes au kilomètre (sauf dans la descente où votre chrono est resté coincé autour de 4) et comme la moitié des coureurs (8 000 sur 14 000 inscrits et 2 000 sans dossard) vous arrivez en tout juste moins de 2 heures. Pas d’échappatoire par les côtés : le public y est massé encore plus nombreux. Alors laissez-vous porter par la vague jusqu’à la ligne d’arrivée.
L’important n’est pas votre temps mais l’ambiance extraordinaire qui règne tout au long de ce Behobia San Sebastián.
L’accès aux douches étant difficile, profitez de la superbe baie Atlantique qui vous tend les bras à quelques mètres : en novembre régénération des muscles garantie.
Dernière récompense, moins sportive mais tout aussi festive : la tournée des bars basques. Vino tinto, cerveza y tapas para todos.
Pour l’édition 2009 il ne reste que la liste d’attente (esperar en espagnol : espérer courir Behobia San Sebastián) ou … le marché noir.
Si j’écris ces quelques lignes ce n’est pas seulement pour raconter le déroulement d’une des plus belles courses d’Europe, mais pour la « révélation » qui m’attendait sur le tee-shirt offert à chaque participant. Le 12 novembre 2006 j’ai enfin compris que la(es) question(s) que je me posais n’étai(en)t pas la(es) bonne(s). Depuis mon premier semi-marathon en 1998 (je suis un jeune coureur), je m’étais toujours demandé : « Pourquoi cours-je ? » sans pouvoir apporter de réponses autres que les insatisfaisantes « Pour être en bonne santé », « Pour le plaisir », « Pour évacuer le stress du boulot », etc.
La question, la seule, la vraie, est inscrite, gravée, en noir sur l’orange basque :
« Noiz sufritzen duzu gehiago korrika egiten ala korrika egitera joan gabe ? »
Soit en castillan :
« Suffres más cuando corres o cuando no sales a correr ? »
Foulée des Baïnes 2009
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Une des plus belles courses de la région Aquitaine. 20 kilomètres sur la plage (voire un peu plus si vous contournez les flaques et les baïnes) entre le Grand Crohot et le Cap Ferret. Les coureurs sont lancés à marée basse et tous les ans les paysages sont différents.
Couvrez-vous bien le chef et évitez de courir nu comme ce malheureux (?) qui n’a pas tenu très longtemps !
La Brède 2008
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Coïncidence ? J’ai débuté ma saison 2008 de course à pied le 30 mars (jour de changement d’heure) par le semi marathon de Bordeaux. La nuit avait été courte (-1 heure) et les réveils mal réglés avaient joué de mauvais tours à certains coureurs : mais quel plaisir pour nous les anonymes du peloton que de se faire doubler sur le magnifique Pont de Pierre par deux flèches kenyanes mal remises du décalage horaire.
Aujourd’hui 26 octobre (jour de changement d’heure) clôture de cette riche saison sportive par le 17 kilomètre de la Brède. La nuit a été longue et du coup, outre la ballade touristique et le passage dans le château de Montesquieu, nombre de coureurs en profitent pour déguster les produits du vignoble proposés sur le parcours. Excellent entraînement pour le célèbre marathon du Médoc.
Raconte ta vie ailleurs (RTVA) me dirait ma fille. C’est vrai, concentrons nous sur le message : au cas où vous l’auriez oublié, aujourd’hui dimanche 26 octobre 2008 c’est le week-end le plus long de l’année (en France)… Profitez de cette heure gagnée (pour courir ?) et enlevez là à vos réveils !
Saison 2008
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Coïncidence ? J’ai débuté ma saison 2008 de course à pied le 30 mars (jour de changement d’heure) par le semi-marathon de Bordeaux. La nuit avait été courte (-1 heure) et les réveils mal réglés avaient joué de mauvais tours à certains coureurs : mais quel plaisir pour nous les anonymes du peloton que de se faire doubler sur le magnifique Pont de Pierre par deux flèches kenyanes mal remises du décalage horaire.
Aujourd’hui, 26 octobre (jour de changement d’heure) clôture de cette riche saison sportive par le 17 kilomètres de la Brède. La nuit a été longue et du coup, outre la ballade touristique et le passage dans le château de Montesquieu, nombre de coureurs en profitent pour déguster les produits du vignoble proposés sur le parcours. Excellent entraînement pour le célèbre marathon du Médoc.
Raconte ta vie ailleurs (RTVA) me dirait ma fille. C’est vrai, concentrons nous sur le message : au cas où vous l’auriez oublié, aujourd’hui dimanche 26 octobre 2008 c’est le week-end le plus long de l’année (en France)… Profitez de cette heure gagnée (pour courir ?) et enlevez-la à vos réveils !
TIC et course (2)
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Il n’a pas échappé à un lecteur éclairé « l’oubli », dans l’article d’il y a trois semaines, d’un accessoire indispensable : le cadencemètre.
Ce lecteur nous précise que cet outil, dérivé du podomètre, permet de compter le nombre de foulées par minute.
Rapporté à la vitesse, le coureur peut en déduire d’une part l’amplitude de sa foulée et d’autre part la variation d’icelle au cours d’une séance d’entraînement.
Effectivement, il s’agit d’un capteur supplémentaire qui semble avoir sa place dans l’arsenal technologique du coureur à pied.
Une rapide recherche sur le web ne nous a pas permis de trouver un fabricant de ce type d’appareil (qui existe pour le vélo).
Cher lecteur, ce cadencemètre existe-t-il ou n’est-il que le fruit de l’imagination du Géo Trouvetout qui sommeille en vous ?
TIC et course (1)
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Il ne vous a pas échappé que les « nouvelles » technologies s’immiscent partout.
Tenez : dans le sport par exemple. Hier encore vous revêtiez votre survêtement, chaussiez vos « tennis » et en route pour un petit footing !
Aujourd’hui :
- vous passez votre maillot à cardio-fréquencemètre intégré, électrodes tissées dans le textile,
- vous téléchargez à partir de votre PC un plan d’entraînement avec ses zones cardiaques cibles, les intervalles de fractionné, les durées de récupération, …
- vous vérifiez sur votre récepteur de poignet vos paramètres physiologiques (fréquence cardiaque maximale, état de forme, VO2 max…),
- vous enfilez votre collant à lecteur mp3 sur lequel vous aurez copié (légalement bien entendu) des morceaux en adéquation avec votre séance,
- vous démarrez votre GPS qui va « filmer » votre parcours, son dénivelé, votre vitesse (données qui seront recoupées avec celles de l’accéléromètre inséré dans le talon de vos jogging).
À votre retour vous visualiserez sur votre PC les différents paramètres captés au cours de votre sortie, positionnerez votre trajet sur une carte IGN.
Votre coach virtuel analysera votre séance et vous prodiguera ses conseils.
Demain, toutes ces technologies seront encore plus intégrées, encore plus miniaturisées, encore plus personnalisées…
Viaduc de Millau 2007
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Millau dimanche 13 mai 2007. Une course unique qui n’aura plus jamais lieu (?).
Un super souvenir pour 10500 coureurs et moi et moi et moi.
Un parcours vallonné en boucle : départ de Millau, route longeant la vallée du Tarn et au loin le pont, le fameux viaduc, entre les falaises du plateau de France.
Une barrière horaire pas trop contraignante : 1h30 au pied de la pile P2 (au kilomètre 8 ! Qui a dit « à cloche-pied » ?).
La fameuse piste du chantier Nord : quelques lacets pour grimper là-haut (300 mètres de dénivelé quand même) et le gros embouteillage de la course. Mais ne nous arrêtons pas là-dessus : ce jour-là pour tous c’était « Objectif viaduc ».
Et enfin le pied sur le pont. Ou plutôt 21000 pieds sur le pont…
Extraordinaire traversée aller-retour du nord vers le sud, un coup d’œil au Larzac puis demi-tour et vice-versa (pour les points cardinaux). Vue imprenable sur Millau et ses Causses depuis le plus long et le plus haut viaduc d’Europe.
En chiffres cela donne : 2,46 km dans chaque sens, montée à 3,025 % à l’aller, descente au retour (même pourcentage
, 7 voiles lancées vers le ciel vue bâbord puis tribord des haubans, 270 mètres au dessus de la vallée, 343 mètres avec la voile, mieux que la tour Eiffel. Bravo Eiffage.
Retour facile mais en descente ; bien au chaud dans le peloton.
11h32, après 23,5 kilomètres et surtout une vue unique et sans voiture sur ce fabuleux ouvrage d’art, retour à Millau au bien nommé parc de la Victoire.
J’y étais, dossard 549 : 4855ième Piquart Patrick 02:32:51 02:26:38 (puce) H: 4747 V1H: 1916

























































