Détour à Cheverny

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Un ami coureur (A.B.) s’interroge sur un écart en forêt dans le relevé GPS de mon premier tour du marathon de Cheverny !

Il s’agit de la mise en pratique du livre de Kathleen Meyer : « Pour une approche environnementale d’un art perdu » (goo.gl/OMnKe) ! Les coureurs comprendront, les autres resteront peut-être hermétiques à cette régression…

Marathon de Cheverny 2011

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Tout l’art du coaching en course à pied repose dans la transmission d’énergie mentale et physique du coach au coaché de l’avant vers l’arrière et vice-versa. En sus de la voix, instrument indispensable à une bonne pratique, le coach utilisera d’autres voies tout aussi naturelles (confer la position de la main sur la photo 4/4 de l’exemple ci-dessous ; l’intensité de la pression manuelle sur le fessier est, bien entendu, à graduer en fonction de l’état de fatigue du coureur).

Mission accomplie

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Dimanche 2 mai 2010, 9 heures : départ du marathon de Nantes.
Le jeune quinqua, dossard n° 2427, s’élance sur son premier marathon ; un vieux quadra, dossard n° 2428, l’accompagne sur ce difficile exercice.
À la mi-course, le chrono annonce 2 heures 24 minutes : c’est quelques minutes de trop par rapport au temps espéré par n° 2427 et 6 minutes d’avance par rapport à celui estimé par n° 2428.
Comme prévu, les 6 minutes d’avance fondent comme neige au soleil sur le second semi et, deux heures et demie plus tard, c’est la dernière ligne droite.
L’œil discrètement fixé sur le chrono, n° 2428 lance une petite accélération. Un dernier kilomètre en 5 minutes 45 secondes et mission accomplie : n° 2427 obtient son titre de « marathonien » en 4 heures 59 minutes 56 secondes. En dessous du seuil des 5 heures…
Voilà. La mythique distance de 42 kilomètres 195 a été couverte, par notre primo-marathonien. Peu importe la moyenne de 8,44 kilomètres à l’heure, peu importe la 1691ième place sur 1705 arrivants, l’important pour cette première fois était d’arriver ! Une distinction quand même : en plus de sa médaille, dossard n° 2427 peut se vanter d’avoir terminé en V2H à la 286ième place sur … 286 ! Quoi qu’il en soit une belle ballade dans et autour de Nantes. Et bravo au néo-marathonien.

Marathon du Médoc 2007

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Samedi 8 septembre, sous un beau soleil et avec un petit vent rafraîchissant (au moins jusqu’à midi) les 42195 foulées du marathon du Médoc ont été courues par quelque 8500 quidams étrangement accoutrés.
Enfin 8500 c’était au départ : 1300 d’entre eux s’étant perdus en chemin, sans doute happés par les enivrantes promesses des prestigieuses vignes traversées.
De cette fête (course ?) retenons une loi : « Pour une distance donnée, plus on court lentement, plus on court longtemps ». Si !
Et encore : « Plus on est nombreux, plus on met de temps à franchir la ligne de départ » ; et plus il est difficile d’avancer, surtout lorsqu’on est coincé derrière les attelages et chars dans les ruelles de Pauillac (bravo à tous les coureurs/pousseurs et chapeau bas au rouleur de barrique de Listrac).

Ego curriculum vitae : « Je cours vite » en latin ? Au Médoc, oubliez l’esprit de compétition : 27 minutes pour parcourir les deux premiers kilomètres, non seulement ce n’est pas un record, mais l’extrapolation fait peur : 9 h 30 aux 42… Heureusement dès que la foule s’éclaircit, il devient possible de prendre un rythme plus raisonnable permettant de rentrer dans le délai des 6 h 30 maximum autorisées (4h58, sans se mettre dans le rouge : belle sortie longue non ?).
Mais est-ce à cause du déguisement ? de la teinture dans ses cheveux et sur sa barbe ? Quoi qu’il en soit, l’hurluberlu numéroté 1977 eut le doit comme cadeau d’arrivée à une bouteille de vin… blanc de… Graves ! Très grave !!!

Quoiqu’il en soit, le marathon du Médoic mérite vraiment son titre de « marathon le plus long du monde » !

Pourquoi cours-je ?

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J’ai commencé à courir il y a quelques années.

Au départ les motifs étaient variés, mais peu convaincants :

  • pour me maintenir en bonne santé,
  • pour courir derrière telle charmante jeune femme de mon équipe (que mon épouse en particulier et les femmes en général me pardonnent une telle trivialité),
  • pour entendre mes collègues dire « C’est le seul chef de projet qui nous oblige à courir entre midi et deux ! »,
  • pour perdre les bourrelets du temps qui passe,
  • pour mettre en avant les valeurs de l’effort dans mon expérience professionnelle…

Pendant la préparation de mon premier semi-marathon (Bordeaux, 1999) je me suis même dit « je cours pour devenir un champion ». Mon cardiologue d’abord, mes résultats ensuite m’ont ramené à la raison : je suis une bonne 2 chevaux, endurant, mais pas taillé pour jouer les premiers rôles. Plutôt du genre à rester bien au chaud au milieu des pelotons.

Après mon premier marathon (La Rochelle, 2002), et malgré mon modeste temps de 4 heures 6, l’émotion m’a étreint comme rarement. « Voilà ! C’est pour ça, c’est pour l’émotion de l’après-course » ai-je pensé. Les marathons suivants ont été « savoureux », chargés en anecdotes (ah ! Blaye et cette centième place sur l’interminable tapis rouge, ah ! Saint-Michel et sa chaleur et ses malaises, ah ! Vannes et mon record… à tout de même 1 heure 55 des Kenyans !) mais beaucoup moins émouvants y compris lorsque je suis passé sous la barrière des 4 heures. Les souvenirs tournaient plus autour d’heures et d’heures de mornes entraînements, d’ongles bleuis par le frottement et de crampes au quarantième kilomètre que d’émotion de « victoire ».

Et puis est venue la magnifique course de Béhobie à San Sébastian. Avec cette fabuleuse descente après la grimpette du fameux col « casse-pattes » (Haut de Gaintxurizketa ?). Une descente d’anthologie à une vitesse jamais atteinte ailleurs. Mais ce n’est pas cette descente qui a permis de répondre à cette question « Pourquoi cours-je ? » Ni le reste de la course : malgré la ferveur populaire, une course à pied reste une course à pied. Mêmes ongles brûlés, mêmes jambes en bois après l’effort. Non. La réponse, sous forme de question, était inscrite sur le traditionnel tee-shirt offert sur la ligne d’arrivée :

« Sufres mas cuando corres o cuando no sales a correr ? »

La réponse à ma question était une autre question. Mais n’est-ce pas là LA question ?